La réforme des études de médecine 2027 met fin au PASS et à la LAS au profit d’un parcours unique. Le ministère de l’Enseignement supérieur a officialisé le nouveau cadre le 17 avril 2026 : une première année santé structurée autour de trois blocs (50 % santé, 30 % disciplinaire, 20 % transversal), une suppression des oraux et un système à deux chances (L1 puis L2). Le système est plus lisible, mais pas moins exigeant : le numerus apertus reste en place et la sélection reste forte, en particulier à Lyon.
Introduction
La réforme des études de médecine prévue pour 2027 marque un tournant majeur dans l’accès aux filières de santé en France. Après la suppression de la PACES en 2020 et la mise en place du système PASS et LAS, le ministère de l’Enseignement supérieur souhaite simplifier un dispositif devenu trop complexe pour les lycéens et les universités.
L’objectif : créer un modèle plus lisible, plus équitable et plus efficace pour accéder aux études de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et kinésithérapie. Le détail officiel du dispositif est consultable sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur.
Mais concrètement, que va changer cette réforme ? Et surtout, comment s’y préparer intelligemment dès aujourd’hui ?
Pourquoi une nouvelle réforme des études de médecine ?
Un système PASS / LAS jugé trop complexe
Depuis 2020, les étudiants peuvent accéder aux études de santé via deux voies principales :
- le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé)
- la LAS (Licence avec option santé)
Sur le papier, cette réforme visait à diversifier les profils et à réduire la pression du concours unique. Dans la réalité, plusieurs problèmes sont apparus :
- des parcours difficiles à comprendre pour les lycéens
- des règles différentes selon les universités
- une orientation confuse sur Parcoursup
- des inégalités importantes entre étudiants selon la licence choisie
Résultat : le système est aujourd’hui considéré comme illisible et hétérogène par de nombreux acteurs universitaires, ce qui justifie la nouvelle réforme 2027.
Réforme médecine 2027 : les grands changements
1. Vers la fin du système PASS / LAS
La réforme prévoit la disparition progressive du modèle actuel au profit d’un système simplifié. L’objectif principal : mettre en place une voie unique d’accès aux études de santé, valable dans toutes les universités françaises.
Cette voie unique s’accompagne d’une harmonisation nationale des critères de sélection, pour limiter les disparités entre facultés actuellement constatées entre régions.
2. Une nouvelle organisation de la première année
Au-delà de la simplification du système, la réforme médecine 2027 prévoit une refonte complète du contenu de la première année santé.
Une année structurée en trois blocs
Le nouveau modèle s’organise autour de trois grands axes d’enseignement :
- 50 % de santé avec les matières fondamentales : biologie, chimie, physique, biochimie, anatomie, sciences médicales
- 30 % d’un bloc disciplinaire correspondant à une licence universitaire (sciences, droit, psychologie, etc.), dans une logique proche de la LAS
- 20 % d’un bloc transversal comprenant des enseignements complémentaires : langues, méthodologie, compétences transversales, ouverture disciplinaire
L’objectif est de former des étudiants plus complets, tout en conservant un socle scientifique solide. Pour un détail complet, consultez notre guide du programme de la première année santé.
Une logique hybride entre PASS et LAS
Cette organisation reprend en réalité les points forts des deux systèmes actuels :
- le niveau scientifique du PASS
- la diversification des profils de la LAS
Le tout dans un cadre plus lisible et harmonisé à l’échelle nationale, sans pour autant revenir au modèle strict de la PACES.
3. La suppression des oraux d’admission
Autre changement majeur annoncé : la suppression des épreuves orales dans le processus de sélection. Dans le système actuel, les oraux avaient été introduits pour compléter l’évaluation des étudiants sur :
- les compétences humaines
- la motivation
- la capacité de réflexion
Mais dans les faits, ces épreuves ont souvent été critiquées pour un manque d’harmonisation entre universités, des critères d’évaluation flous et un sentiment d’injustice chez de nombreux étudiants. Pour la session 2026, le fonctionnement des oraux PASS et LAS reste en revanche d’actualité.
Ce que la suppression des oraux implique concrètement
La disparition des oraux renforce un point essentiel : la réussite reposera encore davantage sur les performances écrites. Cela signifie :
- une importance accrue des QCM et des examens écrits
- un poids encore plus fort des matières scientifiques
- une sélection plus objective, plus transparente, plus académique
4. Une première année plus harmonisée nationalement
Le futur modèle devrait reposer sur une licence centrée sur les sciences de la santé, délivrée par l’ensemble des universités françaises, avec un parcours unique valorisant toutes les filières médicales et paramédicales. Concrètement :
- un programme plus homogène entre universités
- des matières scientifiques renforcées (biologie, chimie, physique)
- moins de disparités entre les parcours universitaires
Le but est de rendre le système plus lisible pour les lycéens et plus cohérent au niveau national.
5. Un accès possible à différents moments du parcours
Contrairement au système actuel très centré sur la première année, la réforme permet d’accéder aux études de santé à deux moments distincts du parcours :
- en L1 (première tentative)
- en L2 (seconde tentative)
La réforme rétablit une forme d’équité dans l’accès aux études de santé, aujourd’hui remise en question par le fonctionnement de la LAS2. Dans le système actuel, la sélection repose majoritairement sur la licence principale de l’étudiant, ce qui crée des inégalités importantes entre filières (un étudiant en LAS2 droit n’est pas évalué dans les mêmes conditions qu’un étudiant en LAS2 biologie).
6. Une harmonisation des universités
Aujourd’hui, chaque université propose ses propres règles de sélection, ce qui complique le choix de la filière et du territoire. Avec la réforme 2027 :
- des programmes plus uniformes
- des critères de sélection plus cohérents
- une réduction des écarts entre facultés
Un point clé pour limiter les inégalités entre étudiants et permettre aux lycéens de choisir leur faculté sur la base de critères objectifs. À Lyon, cette harmonisation s’appliquera aux deux facultés Lyon-Est et Lyon-Sud : nous détaillons ce que cela implique dans notre dossier réforme médecine 2027 à Lyon.
7. Une seconde chance intégrée au parcours
Parmi les évolutions, la question du redoublement revient souvent. Il est important de bien comprendre ce que cela signifie.
Contrairement à l’ancienne PACES où les étudiants pouvaient redoubler dans la même année (statut de doublant, voire triplant), la réforme 2027 ne réintroduit pas ce modèle à l’identique. Le fonctionnement envisagé est le suivant : les étudiants disposent de deux opportunités d’accès aux études de santé, une en L1 et une en L2, sans redoubler strictement la même année.
Une logique proche du système PASS / LAS, mais simplifiée
Ce modèle s’inscrit dans une continuité du système actuel :
- en PASS et LAS, un étudiant ne redouble pas réellement sa première année
- il poursuit en licence (L2, L3) avec une nouvelle chance d’accès aux études de santé
La réforme va dans le même sens, mais avec un système plus lisible et plus unifié. On parle donc davantage d’une progression avec seconde chance intégrée plutôt que d’un redoublement strict de la même année.
Une différence majeure avec l’ancienne PACES
C’est un point fondamental à comprendre :
- Avant (PACES) : redoublement « pur », même programme, même concours, même classement
- Avec la réforme 2027 : progression dans le cursus (L1 vers L2) avec une nouvelle opportunité d’accès
L’étudiant ne recommence donc pas à zéro, mais avance dans son parcours universitaire.
Le numerus apertus reste en place
La réforme 2027 ne supprime pas le numerus apertus, ce mécanisme qui fixe chaque année le nombre de places ouvertes dans chaque filière santé, par université et par région. Le nombre de places reste donc limité, piloté par le ministère en fonction des capacités de formation et des besoins de santé du territoire. C’est un point fondamental que les lycéens doivent intégrer : la réforme simplifie l’accès, elle n’ouvre pas davantage de places d’un coup de baguette magique.
Les objectifs de la réforme
Le gouvernement poursuit plusieurs objectifs majeurs :
- simplifier l’accès aux études de santé
- rendre le système plus juste entre universités et entre filières
- adapter la formation aux besoins médicaux du territoire
- former davantage de professionnels de santé sur le long terme
Cette réforme s’inscrit aussi dans un contexte de tension démographique médicale en France, avec une pénurie de médecins dans de nombreux territoires.
Ce qui ne change PAS (très important)
Malgré ces évolutions, un point essentiel reste inchangé : la sélectivité des études de médecine.
Même avec une voie unique :
- le niveau scientifique restera très élevé
- la concurrence restera forte, en particulier à Lyon
- la réussite dépendra toujours de la méthode de travail
La réforme simplifie le système, mais ne le rend pas plus facile. Nous détaillons cette réalité dans notre guide faut-il encore une prépa médecine avec la réforme 2027.
Réforme médecine 2027 : ce que doivent retenir les lycéens
Si vous êtes en Première ou en Terminale et que vous visez médecine, voici les points clés à retenir :
- le système va changer, mais restera exigeant
- les bases scientifiques seront encore plus importantes qu’avant
- la stratégie Parcoursup va évoluer avec un vœu unifié
- l’anticipation dès le lycée devient essentielle
Les étudiants qui commencent à se préparer avant le bac auront un avantage décisif sur leurs camarades qui attendent la rentrée universitaire. Le choix des spécialités du lycée les plus pertinentes pour médecine est une première étape concrète, tout comme la consultation de la page officielle Parcoursup dédiée aux formations en santé (PASS, LAS, IFSI).
Comment maximiser ses chances avec la réforme ?
Avec un système plus lisible, une erreur classique serait de croire que la réforme suffit à réussir. En réalité, les étudiants qui réussissent sont ceux qui :
- maîtrisent leurs bases scientifiques dès le lycée
- comprennent les attentes réelles de la faculté
- adoptent une méthode de travail efficace dès le départ
- s’entraînent régulièrement sur des QCM exigeants
- évitent les erreurs classiques face à la réforme
Pour structurer ces réflexes dès la terminale, beaucoup d’étudiants choisissent une prépa médecine lyonnaise dédiée à la réforme, qui adapte chaque trimestre ses contenus aux nouveaux référentiels.
Un point souvent sous-estimé concerne le choix de la mineure : la réforme 2027 maintient le couplage majeure santé / mineure disciplinaire en PASS, ce qui rend la sélection de cette dernière encore plus déterminante pour la réorientation. Anticiper l’impact de la réforme sur le choix de la mineure PASS dès la terminale, en fonction de son profil et des opportunités de LAS2 à Lyon, fait partie des décisions structurantes pour sécuriser le parcours.
La différence ne se fera pas sur le système, mais sur la préparation. Découvrez comment réussir médecine avec la réforme 2027 dans notre guide dédié aux stratégies gagnantes.
Notre analyse (Académie 2A)
La réforme 2027 va clairement dans le bon sens :
- plus de lisibilité
- moins d’inégalités
- un parcours plus logique
Mais elle ne change pas le fond du problème : la difficulté des études de médecine reste intacte. Et dans un système plus clair, la compétition pourrait même devenir encore plus directe.
À Lyon, nous observons déjà une forte mobilisation des familles depuis l’annonce officielle. Les lycéens les mieux préparés prendront rapidement l’avantage sur les premières promotions. C’est précisément pour cela que nous avons comparé les meilleures prépas PASS à Lyon et publié un benchmark des prix des prépas médecine pour aider les familles à choisir en connaissance de cause. Vous pouvez aussi découvrir directement notre accompagnement complet en prépa santé à Lyon.
Conclusion
La réforme médecine 2027 marque une évolution importante du système français :
- fin progressive du PASS et de la LAS
- mise en place d’une voie unique
- simplification du parcours étudiant
- suppression des oraux
- système à deux chances intégré au cursus
Mais une chose reste certaine : réussir médecine restera un défi exigeant. Et dans ce contexte, la meilleure stratégie reste toujours la même : anticiper, comprendre et se préparer intelligemment dès le lycée.
Vous êtes lycéen ou parent et vous préparez la réforme 2027 ?
L’Académie 2A accompagne les futurs étudiants en santé de Lyon avec un suivi personnalisé, des QCM calibrés et une méthode déjà éprouvée sur le PASS / LAS. Découvrez notre programme PASS complet, notre prépa médecine dès le lycée ou comparez-nous aux autres prépas PASS de Lyon.
Foire aux questions
Qu’est-ce que la réforme des études de médecine prévue pour 2027 ?
La réforme médecine 2027 remplace le système PASS et LAS par un parcours d’accès unique aux études de santé. La nouvelle première année sera structurée autour de trois blocs (50 % santé, 30 % disciplinaire, 20 % transversal), les oraux d’admission sont supprimés et un système à deux chances (L1 puis L2) est mis en place. L’objectif affiché par le ministère de l’Enseignement supérieur est de rendre l’accès aux études de santé plus lisible et plus harmonisé à l’échelle nationale.
Quand la réforme médecine 2027 entre-t-elle en vigueur ?
La réforme est prévue pour la rentrée universitaire 2027. Les lycéens actuellement en Seconde seront la première promotion concernée. Pour la rentrée 2026, le système PASS et LAS reste en vigueur. Les élèves de Première et de Terminale qui visent médecine doivent donc se tenir informés du calendrier précis via le site officiel du ministère de l’Enseignement supérieur et via Parcoursup.
La réforme 2027 rend-elle les études de médecine plus faciles ?
Non. La réforme simplifie l’accès mais elle ne réduit ni le numerus apertus ni le niveau scientifique attendu. La sélection reste aussi exigeante qu’avant, simplement organisée différemment. La concurrence reste forte, en particulier à Lyon, Paris et Bordeaux. La réussite dépend toujours de la qualité de la préparation, du niveau scientifique et de la méthode de travail adoptée dès le lycée.
Quelles spécialités choisir au lycée pour la réforme médecine 2027 ?
La combinaison recommandée reste Physique-Chimie, SVT et Mathématiques en Première. En Terminale, conservez Physique-Chimie et SVT, puis ajoutez Maths complémentaires (ou la spécialité Mathématiques complète pour les profils très à l’aise). Cette trilogie couvre toutes les matières pivots de la future L1 santé et évite les lacunes les plus pénalisantes face à la concurrence.
Faut-il encore une prépa médecine avec la réforme 2027 ?
Oui, plus que jamais. Dans les premières années de mise en place d’une réforme, les repères universitaires sont moins clairs et les attentes parfois floues. Une prépa médecine permet de structurer le travail, de gagner du temps, d’éviter les erreurs stratégiques et de s’entraîner efficacement sur des QCM calibrés. L’Académie 2A, ancrée dans le système universitaire lyonnais, accompagne les lycéens dès la Terminale pour aborder la première année santé dans les meilleures conditions.
Comment fonctionnera Parcoursup avec la réforme 2027 ?
Avec la réforme 2027, les lycéens formuleront un vœu principal sur la nouvelle première année de santé, complété par des sous-vœux disciplinaires pour préciser l’orientation. Le calendrier Parcoursup reste identique : vœux formulés en janvier, résultats à partir de mai. Les critères d’évaluation seront harmonisés nationalement pour limiter les disparités entre universités.

